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Le pont Jacques-Cartier
Le pont
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Situation géographique
Le pont Jacques-Cartier traverse le fleuve Saint-Laurent et la Voie
Maritime vis-à-vis l'Île Ste-Hélène. Il est situé entre le pont
Victoria et le pont-tunnel Louis H. Lafontaine, à environ sept kilomètres
(7 km) en amont de ce dernier.
Sur la rive sud, le pont est relié aux routes 132, 134 et 116. Sur la
rive nord, situé sur l'Île de Montréal, le pont donne accès à
l'avenue De Lorimier en direction nord vers la rue Sherbrooke (route 138)
et en direction sud vers l'autoroute Ville-Marie (A 720).
Au milieu du pont, une rampe d'accès et une rampe de sortie permet aux
usagers d'accéder à l'Île Ste-Hélène.
Circulation sur le pont
En 1962, le nombre annuel de véhicules qui empruntaient le pont
Jacques-Cartier était d'environ 18 millions.
La circulation sur le pont Jacques-Cartier est présentement estimée à
34.7 millions de véhicules par année.
Système de
signalisation des voies (28 septembre 1961)
Depuis le 28 septembre 1961, un système de signalisation des voies permet
d'inverser le sens de la circulation sur la voie centrale du pont. Ceci
permet, entre autres, d'obtenir une configuration de trois voies dans un
sens et de deux voies dans l'autre selon les besoins aux heures de pointe.

Système d'éclairage
(1976)
L'éclairage est assuré par 195 lampadaires qui furent installés en
1976.

Sections du pont
On peut diviser le pont en trois parties qui forment
9
sections

Tablier du pont
Le tablier du pont mesure aujourd'hui 72' 6" (22,1 m) de largeur,
comprenant 5' (1,5 m) de chaque côté pour les trottoirs en porte-à-faux,
laissant une largeur carrossable de 60' (18,3 m) entre les bordures. Le
tablier est supporté par des fermes rivetées qui reposent sur des piles
ou des tours en acier (approche nord). De plus, dans la section
cantilever, des goujons ont été utilisés de manière à permettre une
articulation à l'endroit de certains assemblages incluant l'ancrage des
fermes aux piles.

Courbes du pont
Le pont a trois courbes, dont deux du côté nord.
Première courbe
La première courbe a une déviation de 10,5° précédant le passage
au-dessus de l'Île Sainte-Hélène. Dans le but d'éviter que les piles
du pont ne soient soumises à d'inutiles turbulences en raison des
courants qui suivent un angle légèrement différent de part et d'autre
de l'Île, les ingénieurs se virent confrontés à deux possibilités,
soit maintenir le tablier en droite ligne en compensant les changements
d'angle par une asymétrie de la structure, soit maintenir la symétrie de
la structure en courbant le tablier. La deuxième option fut retenue étant
techniquement plus réaliste à l'époque!
Deuxième courbe
La deuxième courbe, nommée « courbe Craig », fut dessinée de manière
à ramener l'axe du tablier vis-à-vis l'axe des voies de circulation
nord-sud de l'Île de Montréal.
Troisième courbe
La dernière courbe rejoint l'avenue De Lorimier. Selon les plans
initiaux, le pont devait se diriger vers la rue Bordeaux; toutefois, un dénommé
Hector Barsalou, propriétaire d'une fabrique de savon située rue De
Lorimier près de Maisonneuve, refusa obstinément de faire exproprier son
entreprise pour laisser place à l'entrée du pont; les lois de
l'expropriation n'étant pas les mêmes qu'aujourd'hui, les ingénieurs
ont donc dû se résoudre à contourner l'obstacle.
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